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Votre serviteur

Ma critique sur Asterix & Obelix aux Jeux Olympiques

Par gege :: 03/02/2008 à 18:20 :: Mes critiques cine

Mon avis sur Asterix & Obelix aux Jeux Olympiques :

 

J'entendais dire tout autour de moi que cette suite était décevante. Trop sérieuse. Sincèrement, même avec tous les efforts du monde, il serait difficile d'adapter Asterix d'une façon sérieuse, à moins d'avoir des origines siciliennes et de défendre l'honneur d'ancêtres légionnaires. Moi en tout cas, j'ai passé un bon moment. Clovis Cornillac était attendu au tournant, et je dois dire qu'il est encore meilleur que Christian Clavier dans le rôle du petit gaulois râleur et nerveux.

 

Ce film est cohérent, et semble davantage soucieux de se rapprocher de la bande dessinée. Il y a des moments de pure délires, lorsque Clovis et Gerard s'amusent à faire des ronds de jambes au sens propre pour se fiche de la poire d'un pauvre gus venu délivrer la bonne parole. Et ça baffe par ci, par là, les têtes volent. La potion fait des ravages, notamment sur Brutus Poelvoorde, qui essaye tant bien que mal de tenir tête à un Alain Delon à l'aise dans un rôle quasi autobiographique.

Ma critique de Sweeney Todd, le diabolique barbier de Fleet Street

Par gege :: 27/01/2008 à 21:25 :: Mes critiques cine

Mon avis sur Sweeney Todd, le diabolique barbier de Fleet Street :

 

Sweeney Todd, le barbier de Fleet Street est adapté de la comédie musicale créee par Stephen Sondheim en 1979, d'après la pièce originelle datant du milieu du 19e siècle et écrite par Harold Prince. Renseigné sur la question, la perspective de voir une comédie musicale façon Tim Burton me rendai curieux. N'étant pas fan absolu du réalisateur (bien que Beetlejuice et Batman fassent partie de mes films de gamins que j'aimais à repasser 5000 fois), je dois admettre que cette fois-ci, Tim a fait mouche. Nous l'aimons tous pour son univers décalé, parfois fantastique, aux portes d'un cynisme le plus total. Ici, on retrouve donc cet univers que Burton maîtrise parfaitement, car il en est l'inventeur, avec d'autres réalisateur tels David Cronenberg ou David Fincher.

 

Mais ce qui différencie ce film du répertoire habituel de Tim Burton, c'est la violence de l'image. Jamais le sang n'avait coulé de la sorte, dans une perspective de réalisme relativement dérangeante. Les gorges sont tailladées, les morts sont enfermés dans des caisses, ou servent à nourrir la population. C'est peut-être un facteur de malaise qui a pu choquer et décevoir certains fans du réalisateur, moi pas. Car le cercle vicieux de la vengeance dans lequel s'enferme Johnny Deep (acteur définitivement génial), ne peut être apprecié que par la cruauté des images, et par leur absence de morale. Jusqu'au coup de théatre final, justice ultime.

 

Ce qui agace légèrement, c'est le côté "drame musical" à la West Side Story. Ce dernier avait au moins la prétention de nous marquer avec des thèmes demeurées eternelles. Là, la musique est jolie, mais les situations et les mélodies sont relativements répétitives et inutiles. Un jeu d'acteur aurait suffit. Mais peu importe réellement, on prend son pied devant un regroupement d'acteurs extraordinaires, puisque Johnny Deep et Helena Bonham Carter ne seraient rien sans Alan Rickman et Timothy Spall, des habitués d'une certaine saga avec un petit soricer à lunettes...

Ma critique de Alien VS Predator : Requiem

Par gege :: 15/01/2008 à 0:18 :: Mes critiques cine

Mon avis sur Alien VS Predator : Requiem

 

Un type qui échange sa place de ciné au dernier moment pour aller voir Alien VS Predator au lieu du dernier Will Smith (Le dernier survivant), vous y croyez ? Non ? Vous avez tort... le fait est que j'ai une excuse tout de même. Je suis un fan inconditionnel de la saga Alien. Je vénère Ridley Scott pour son 8e passager et j'aime à la folie James Cameron pour ses Aliens. C'est donc tout naturellement (et un brin naif) que je me laisse convaincre que le dernier film des freres Strause est autre chose qu'une merde infâme portant les stigmates du dernier film de Paul Anderson (qui s'appelle, qui s'appelle...?? AVP, ben oui vous suivez pas !)

 

Les plus mesquins d'entre vous me feront remarquer qu'effectivement, j'ai quand même mis une étoile. Pourquoi ? Et bien parce qu'il faut reconnaître une chose dans tout ce fatras obscure : les freres Strause ont légèrement plus de respect pour Alien & Predator que n'en avait Paul Anderson : c'est sombre, pessimiste, mais c'est tout. Le reste est malheureusement gaché par une réalisation à peine digne d'un fan film amateur. Mais pour un premier long métrage, c'est déjà pas si mal, en évaluant selon les critères actuels. Puisqu'il faut considérer qu'aujourd'hui, un film "marche" si la cible marketing est acquise. Ce qui sera probablement le cas, au vue de l'entousiasme effrené des jeunes qui considèrent qu'un Alien doit ressembler davantage à un Godzilla Junior, plutôt qu'à une créature mystérieuse et terriblement sexuelle. Giger et la Biomécanique doivent s'en mordre les doigts, malgré sa créditation au générique.

 

Le mot de la fin : le faire valoir inutile du film est une blonde splendide qui laisse crever par terre son ex petit copain, mais qui revient malgré tout à la charge le lendemain, en faisant tomber sa petite culotte au bord de la piscine. Dommage, on aura rien vu... la limite d'âge à l'entrée de la salle y est pour quelque chose vous croyez ?

Ma critique sur la boussole d'or

Par gege :: 09/12/2007 à 16:07 :: Mes critiques cine

Mon avis sur A la croisée des mondes : la boussole d'or :

 

Adapté du livre de Philip Pullman, La boussole d'or est le premier tome d'une trilogie de bouquins. Chouette. Pour ne rien vous cacher, avant d'aller voir le film hier soir, j'avais acheté le gros volume plus tôt dans la journée, convaincu finalement de l'interêt à porter à un avatar de Narnia ou du Seigneur des Anneaux version bambins. Je m'aventure donc dans les salles obscures afin de tester ma resistance à cette redoutable strategie marketing de Noel (comment ça j'ai échoué ?).

 

Ce film m'a paru vraiment mauvais dans son ensemble. J'ignore si les petits braillards derrière moi ont compris quelque chose au scénario, mais j'avoue que moi, j'ai eu beaucoup de mal à me plonger dedans. La poussière c'est salissant, les ours blancs vivent au Pôle Nord et les dirigeables restent encore un moyen sympathique de voyager dans les airs (Jules Verne n'aurait surement pas bouder son plaisir de partir au froid avec la chaleureuse Nicole Kidman). Bien. On notera au passage l'apparition de Daniel Bond ou James Craig en professeur nimbus peu crédible.

 

Il y a (bien évidemment) quelques scènes numériques spectaculaires : la bataille entre les ours, qui sont tous sublimes, quoique sortis tout droit d'un spot Coca-Cola (j'ai croisé les doigts en esperant ne pas apercevoir une bouteille prisonnière dans la glace au détour d'une image). Le monde parallèle légèrement retouché m'a fait remonter dans le temps, à l'époque de Naboo dans Starwars. Les Daemons, sortes d'alter ego animaliers, sont mignons pour la plupart, bien qu'un peu rabat-joie en ce qui concerne celui de la petite Dakota-Blue Richards.

 

Dakota, parlons-en justement... cette gamine est insuportable. Je l'ai très rapidement trouvé à claquer, prétensieuse et hautaine. J'ignore si le personnage du livre est de la même veine, ou si l'actrice joue son propre rôle dans une scène sortie tout droit de "range ta chambre et va au lit !! Non j'irai pas NA !" mais en tout cas, elle a réussi à me faire râler.

 

..:: Et pour ceux qui se demande ce que je fabrique depuis tout ce temps à non-poster, sachez que j'ai tellement de choses à raconter que, après mure réfléxion, j'ai décider de réfléchir encore un peu à ce que j'avais envie de raconter... en gros, ne vous inquietez pas je suis toujours vivant, n'est ce pas Sandrine ;) ::..

Ma critique sur Resident Evil 3

Par gege :: 15/10/2007 à 11:28 :: Mes critiques cine

Mon avis sur Resident Evil 3 :

 

Resident Evil, c'est d'abord et avant tout un jeu vidéo populaire parmis les jeunes ados. Le premier épisode sorti en 1997 était pas mal. Rien de vraiment nouveau, puisque le jeu reprenait des concepts qui avaient déjà démontré leur efficacité dans Doom, Creature Shock et autres jeux gores. Mais tout de même une ambiance prenante, une réalisation soignée et un scénario qui allait devenir relativement tordu.

 

En faire un film ? A dieu va, puisque la mode depuis une decennie maintenant, consiste à surfer sur la vague de tout ce qui marche dans le domaine de l'information, de la culture et des médias en général : même le World Trade Center y est passé ! En véritable néophyte culoté, j'avoue ne même pas avoir regarder les 2 premiers épisodes de Resident Evil au cinéma. Mais déjà, à ce que m'a dit Choupi, la première scène est la réplique exacte d'une scène du premier. Sauf que, ET OUI !!, cette séquence est un clone, à l'image du personnage qui rejoue tristement sa gloire passée (un peu comme un Christophe Lambert dans un hypotétique Greystoke 2).

 

Même le pauvre hommage à peine dissimulé des Oiseaux d'Hitchcock, avec les corbeaux mutants, ne m'as pas ému plus que de raison. En réalité, j'avais plutôt l'impression de me retaper La colline à des yeux 2, avec des mecs et des nanas vraiment pas futés, mais avec une plastique d'enfer et des lunettes de soleil fashion (quand on est dans la merde, il faut savoir rester beau un minimum, sinon l'audience se carapate).

 

Points positifs pour finir sur une note joyeuse ? L'esthetique de certains passages et certains effets spéciaux a presque réussie à retenir mon attention : la scène du labyrinthe truffé de pièges au début, avec Mila en robe rouge est assez etouffante. Petit clin d'oeil à des films comme Cube ou Truman Show, ou le personnage principal est seul, parfois amnésique, et doit lutter pour découvrir la vérité sur lui même et sur le monde qui l'entoure. Sinon c'est tout. Et c'est bien triste.

Ma critique sur 99F

Par gege :: 06/10/2007 à 12:41 :: Mes critiques cine

Mon avis sur 99F :

 

 

Un chiffre. Un seul. Et le film prend tout son sens, alors que vous trouviez déjà cette adaptation du livre de Frédéric Beigbeder monumentale, tant par la préstation de Jean Dujardin (sensuel et imbécile à la fois), que de la mise en scène psychédélique. Aujourd'hui dans le monde, la publicité rapporte 500 milliards de dollars. Il faudrait 10% de cette somme, probablement, pour enrayer la fin dans le monde.

 

Et pourtant la publicité continue de nous faire rêver, de nous faire souffrir, de nous arnaquer avec du rêve en boite. La publicité est un formidable moyen de manipulation, relayé par la télévision, par les journaux, par Internet ou à l'occasion de manifestations culturelles ou sportives (difficile d'échapper aux bandes annonces et autres sponsors avant un match de rugby ou avant de vous vautrer devant Popstars).

 

Faut-il considérer ce film comme la transcription de la réalité d'un métier éreintant (être publicitaire, c'est avoir toujours un cran davance sur les autres, quite à se retrouver projeté entre deux réalités sans parvenir à toucher du doigt une vie banale ou la consécration ultime) ? Ou s'agit-il d'un avertissement déstiné autant aux professionnels qu'aux consommateurs, sur leur pratique quotidienne de la vie ? Merci de répondre à cette question sur le formulaire à la sortie de la salle, en précisant le pourquoi de votre choix...

 

En tout cas, s'il faut choisir entre les deux fins alternatives du film, je choisis volontiers la première, pessimiste que je suis sur les autres, et sur moi même. Surtout sur moi même.

 

Ma critique sur les 4 fantastiques 2

Par gege :: 26/08/2007 à 11:13 :: Mes critiques cine

Mon avis sur les 4 fantastiques 2 :

 

Difficile de faire une critique constructive sur un chef d'oeuvre marketing comme Les 4 fantastiques et le surfer d'argent. Au risque de me mettre à dos toute la profession estudiantine, j'essaye malgré tout. Car moi, ce genre de films me fait vraiment passer un bon moment (surtout si en prime, j'ai droit à un beau sourire de la vendeuse de billets).

 

Il faut savoir plusieurs choses concernant ce type de cinéma : si vous n'avez pas vu le premier episode, vous etes déjà sérieusement handicapés, et vous risquez fort de vous lasser de tout ce fourbi qui ressemble plus à un mauvais jeu de construction playmobil pour dimanche après-midi familial. Cependant, si vous êtes amateurs du genre (les comics de la toute première génération), vous apprecierez la fidélité de la retranscription de la bande déssinée assez puérile de Stan Lee. Les 4 fantastiques sont effectivement le creuset d'une époque qui va voir arriver par la suite des héros tels que Spiderman, Hulk, Daredevil ou que sais-je encore...

 

La réussite technologique du film réside par ailleurs en le personnage du surfer, qui en jette quand même pas mal. Les conséquences de son passage sur Terre sont assez impressionnantes également. Quant au reste, on s'amuse à assister aux petits problèmes que pose la torche humaine au reste de la bande.

 

Plusieurs points négatifs sont cependant à signaler : le film passe trop vite, et ressemble davantage à une bande annonce pour un éventuel 3e episode. Mais ce procédé n'est pas récent, et commence à prendre de l'ampleur. Il faut donc s'en inquiéter, où alors zapper les bandes annonces et les spoilers sur Internet. Au choix. Par ailleurs, il faut signaler la bande sonore déplorable de John Ottman, ainsi que le générique de fin à la 50 cent. Lamentable.

 

Ma critique sur ratatouille

Par gege :: 14/08/2007 à 19:08 :: Mes critiques cine

Mon avis sur Ratatouille :

 

Un peu à la manière de la saga Harry Potter, la saga des Pixar n'en finit plus de cartonner à chaque nouvel episode. La justesse des thèmes abordés, la réalisation surprenante pour un dessin animé et l'authenticité des personnages font de chaque Pixar une nouvelle réussite, tant technologique que scenaristique.

 

Alors que les plus grands films et les plus grands réalisateurs travaillent d'arrache-pied pour trouver des idées nouvelles, Ratatouille, le nouveau film des studios d'animations Pixar utilisent des concepts simples et des thèmes faisant ressurgir une émotion bien souvent supérieure à tout ce veut qu'on veut bien nous montrer avec de vrais acteurs (On se souvient de la gamine dans Monstres & Cie, qui fait encore pleurer les plus endurcis et les plus refractaires au baby-sitting).

 

Cerise sur le gateau (puisqu'il s'agit là de cuisine), Ratatouille fait l'éloge de Paris, de la France et de sa cuisine réputée dans le monde entier. L'exception culturelle française aurait-elle enfin trouvé matière à se nombriliser aux yeux du public américain ? Quoiqu'il en soit, la pluralité des thèmes abordés (la différence qui mène au mépris, la découverte d'un lien de parenté ignoré et ses conséquences, l'amour et la maturation au travers de la découverte de soi) font de Ratatouille un film finalement plus complexe qu'au premier abord. A la manière, sans doute, de la grande cuisine française et de ses mélanges subtiles.

 

Le film souffre peut-être d'une histoire un peu moins accrocheuse, sans doute moins puérile. Le temps de Toy Story est bel et bien révolu, et Ratatouille (qui n'est pas le prénom du héros, j'en suis navré) nous plonge au coeur de l'adolescence, avec ses responsabilités naissantes, la découverte de l'amour ainsi qu'une intrigue digne de Princesse Sarah, la gamine pleurnicheuse en moins, et l'humour gentil à la place.

 

En bonus, comme le veut la tradition Pixarienne, un court métrage du type "Mode d'emploi pour E.T. maladroit" et une bande annonce du prochain Pixar qui sortira en 2008 : un robot romantique ! On a pas fini de se faire des cheveux blancs...

 

 

Ma critique sur Les Simpsons

Par gege :: 05/08/2007 à 11:00 :: Mes critiques cine

Mon avis sur Les Simpsons :

 

Dès le début du film, le ton est donné par Homer Simpson en personne. Pourquoi payer pour un dessin animé qu'on aurait tout aussi bien pu regarder à la télé ? Au mieux, on apprecie ce type de franchise, au pire, on se dit qu'on est effectivement vraiment très con. Mais voyons ! Les Simpsons, c'est la parodie de notre univers par excellence, ni trop méchante, ni trop gentille non plus. Alors la pillule passe, surtout devant les pitreries de notre ami Homer qui réussit le pari de se mettre à dos toute la population du village dans une sombre affaire de pollution cochonesque.

 

Le dessin animé est tout aussi drôle que la série du même nom. Il est permis de se laisser aller à rigoler grassement devant l'etalage de nos petits travers qui deviennent parfois des montagnes de stupidité à surmonter. Ce qui sauve le film, c'est à peu près ça. Quand au reste, à la fin de la séance, on se demande à nouveau pourquoi avoir fait un film de tout ceci. Mais heureusement, en cas de coups durs, il existe le Summer Ticket...

 

 

Ma critique sur Transformers

Par gege :: 25/07/2007 à 1:06 :: Mes critiques cine

Mon avis sur Transformers :

 

Transformers n'est pas un film excellent. Après l'attente qu'il a suscité dans le monde du cinéma à grand spectacle, c'est presque un déchirement que d'avouer que l'évènement de l'année est simplement un divertissement de bonne qualité.

 

La faute à qui ? Surement pas à Steven Spielberg, qui sauve une embarcation qui, faute de prendre l'eau de toute part, tangue dangeureusement entre le ridicule, le spectaculaire et l'americanisme primaire. Car Michael Bay, obsédé par le GI en treillis maître du monde libre, s'offre encore une fois le droit de nous enquiquiner avec ses considérations outre-atlantique. Depuis le temps qu'on sait que seul les Etats-Unis d'Amerique, pays de la liberté, sont à même de sauver le monde de la catastrophe, on commence à se demander si le disque n'est pas un peu rayé.

 

Mais vu que le bateau en question (celui qui tangue dangeureusement) est un yacht de luxe, on ne s'inquiète pas vraiment. Steven le bien nommé a signé de sa patte de génie quelques morceaux réellement savoureux, comme la présentation de la fine équipe des Autobots par Optimus Prime, leader des gentils extra-terrestres (Une petite pensée emue pour "Jazz", mon préféré). Les deux acteurs principaux (qui ne sont pas ceux que l'on croit, c'est à dire les vieux de la veille) sont mignons. Euphémisme considérable quand on pense à la magnifique Megan Fox, splendide créature bien humaine, qui se sait belle et qui n'hésite pas à nous le montrer. Shia LaBeouf, le futur fils d'Indiana Jones dans Indiana Jones 4, n'est pas décevant, mais il galère fortement devant un film qui ne ménage pas son jeu d'acteur (action, explosion, courses poursuites...).

 

Un point interressant : le film surfe sur un phénomène actuel et bien réel de la société de consommation : la surconnexion des jeunes aux médias de masse. Désormais, n'importe quel gamin avec un portable dans la poche peut filmer en direct ce qui lui passe sous les yeux (phénomène inquiétant si on considère la chose du point de vue du "Happy Slapping", cette mode qui consiste à se taper dessus pour "rigoler", et envoyer le tout sur Internet pour "rigoler" avec plus de monde).

 

Le jeune d'aujourd'hui s'appelle Tombeur217 sur e-bay, cache ses films pornos dans une boite sous son lit, et fantasme sur la plus belle fille de la classe en revant d'acheter une voiture de sport pour lui faire le coup de la panne en pleine savane au coucher du soleil. Et oui, les choses n'ont pas beaucoup changé de ce côté là, me direz vous...

 

En conclusion, on pourrait se demander s'il n'aurait pas mieux valu échanger les rôles : mettre Spielberg à la réalisation et Bay comme bienfaiteur financier. Mais peut être Spielberg aurait-il fini par tourner quelque chose d'un peu trop niais, sorte de remake de E.T. sans la bestiole mais avec une Camaro dernier modèle. En tout les cas, si on peut certifier d'une chose, c'est que Bay n'aurait pas merité trois étoiles sans Spielberg et sa façon toute particulière de nous faire voyager dans le monde magique des enfants, celui que les adultes ne peuvent voir...

 

 

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