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Ma critique de Sweeney Todd, le diabolique barbier de Fleet Street

Par gege :: 27/01/2008 à 21:25 :: Mes critiques cine

Mon avis sur Sweeney Todd, le diabolique barbier de Fleet Street :

 

Sweeney Todd, le barbier de Fleet Street est adapté de la comédie musicale créee par Stephen Sondheim en 1979, d'après la pièce originelle datant du milieu du 19e siècle et écrite par Harold Prince. Renseigné sur la question, la perspective de voir une comédie musicale façon Tim Burton me rendai curieux. N'étant pas fan absolu du réalisateur (bien que Beetlejuice et Batman fassent partie de mes films de gamins que j'aimais à repasser 5000 fois), je dois admettre que cette fois-ci, Tim a fait mouche. Nous l'aimons tous pour son univers décalé, parfois fantastique, aux portes d'un cynisme le plus total. Ici, on retrouve donc cet univers que Burton maîtrise parfaitement, car il en est l'inventeur, avec d'autres réalisateur tels David Cronenberg ou David Fincher.

 

Mais ce qui différencie ce film du répertoire habituel de Tim Burton, c'est la violence de l'image. Jamais le sang n'avait coulé de la sorte, dans une perspective de réalisme relativement dérangeante. Les gorges sont tailladées, les morts sont enfermés dans des caisses, ou servent à nourrir la population. C'est peut-être un facteur de malaise qui a pu choquer et décevoir certains fans du réalisateur, moi pas. Car le cercle vicieux de la vengeance dans lequel s'enferme Johnny Deep (acteur définitivement génial), ne peut être apprecié que par la cruauté des images, et par leur absence de morale. Jusqu'au coup de théatre final, justice ultime.

 

Ce qui agace légèrement, c'est le côté "drame musical" à la West Side Story. Ce dernier avait au moins la prétention de nous marquer avec des thèmes demeurées eternelles. Là, la musique est jolie, mais les situations et les mélodies sont relativements répétitives et inutiles. Un jeu d'acteur aurait suffit. Mais peu importe réellement, on prend son pied devant un regroupement d'acteurs extraordinaires, puisque Johnny Deep et Helena Bonham Carter ne seraient rien sans Alan Rickman et Timothy Spall, des habitués d'une certaine saga avec un petit soricer à lunettes...

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